Un sculpteur unique avec son empreinte

sculpteur

Le métal comme héritage, l’art comme révélation

J’ai grandi dans la forge de mon père, un royaume souterrain où le feu dansait et où le métal chantait sous les coups du marteau. Là, dans l’ombre tiède de l’atelier, les étincelles traçaient des constellations fugaces, et déjà, sans le savoir, je lisais dans la matière une langue ancienne, un murmure venu d’ailleurs.

À vingt ans, sans maître ni apprentissage dans l’art, mais par avance formé à la technique des métaux, seulement guidé par l’instinct, j’ai donné vie à mes premières sculptures. Dans un tas de chutes métalliques, une dent de faucheuse devint le bec d’un oiseau disparu, un engrenage trouva l’élan d’une aile. Ce n’était pas un métier, ni même une intention — juste l’émerveillement d’animer l’inanimé. Mais déjà, mes œuvres appelaient le regard, et bientôt, elles trouvèrent refuge à L’Art en Marche, Galerie d’art brut – située à 10 kilomètres de chez moi, où elles vibrèrent aux âmes de passages.

Puis vinrent les rencontres, celles qui transforment. Monsieur Rosa, maître coutelier, m’enseigna la lame et la précision sacrée du geste. Mighyda – maître verrier sculpteur et poète, m’ouvrit aux résonances invisibles, aux secrets de la lumière qui danse à travers le verre. À leurs côtés, j’ai compris que l’art est un passage, un seuil entre les mondes.

Dans les années 2000, le village d’artistes de Châtel-Montagne devint mon sanctuaire. Dix années d’expérimentation, de création en communion avec d’autres âmes artisanes bâtisseuses. Là, j’ai appris que sculpter n’est pas façonner la matière, mais révéler ce qui attend déjà, dans l’ombre du temps.

La lumière pénètre dans l’oeuvre

Le métal s’est levé.

Chaque pli, chaque torsion raconte la force d’impact,

Doré comme une braise sous la cendre,

Il y a là une ascension,une résilience gravée dans l’acier,une beauté née du chaos,un équilibre arraché à la déchirure.

Je vous présente : Orage Figé

01

Laisser le métal se courber sous l’ardeur du choc, comme un cri suspendu.

02

Chauffer jusqu’à l’incandescence, fusionner les âmes du métal.

03

Laisser le froid apaiser, polir chaque marque comme une étoile née du chaos.

Chaque sculpture que je crée est une trace, une empreinte, le fruit d’un dialogue intime entre la matière et le mouvement intérieur. Je ne cherche pas à imposer une forme, mais à révéler ce qui sommeille déjà dans le métal ou le verre, à écouter le murmure de la matière plutôt qu’à la contraindre. Mon travail ne s’inscrit pas dans la répétition ou la série : chaque pièce est unique, façonnée dans un état de présence, en réponse à une sensation, un choc, une image, un éclat transmis.

Le métal, dans sa brutalité première, raconte la violence comme la résilience. Le verre, lui, propose la transparence, la lumière fragile, le passage. Ensemble, ils dialoguent, se confrontent ou s’unissent dans mes œuvres. Je vois dans ces matériaux non pas une opposition, mais une complémentarité profonde : l’un garde la trace du feu, l’autre capte la lumière du monde.

Mon art est aussi une invitation à la rencontre. Rencontre avec vous, visiteurs, commanditaires, curieux ou passionnés. Que vous veniez avec un projet précis ou un simple désir à formuler, je vous propose d’entrer dans ce processus de création avec moi. Chaque collaboration est une traversée, un chemin partagé entre votre regard et ma main.

Je travaille depuis mon atelier en Auvergne, au plus proche de la matière, dans un environnement propice à l’écoute, au geste lent, à l’exploration. Si vous ressentez l’envie de donner forme à une émotion, un symbole, un souvenir, je serai heureux de la sculpter en réponse.

16 rue Corneille, 03300 Cusset, France

raphael.minot.art@gmail.com

+33643787641

10h-18h, Lundi – Vendredi